Afin d'aboutir à une transaction sans surprise, nous vous invitons à prendre quelques précautions utiles, parfois indispensables :
- Exigez un acompte.
Ne vous nourrissez pas de promesses. Si un client veut acheter votre machine demandez le versement d'un acompte au moment de la signature, même si la disponibilité de votre matériel n'est pas immédiate. Un montant minimum de 10% du prix total vous évitera la désagréable surprise de découvrir au moment de l'enlèvement de la machine que votre acheteur a disparu, où qu'il prétend renégocier la vente.
- Imposez le paiement avant enlèvement.
N'acceptez en aucun cas que votre matériel quitte votre imprimerie avant d'avoir reçu le règlement intégral de celle-ci. Demandez le règlement par virement bancaire ou par chèque de banque certifié. Acceptez à la rigueur le recours au crédit documentaire, si cela vous permet de conclure une meilleure vente.
- Prévoyez des dates limites.
Lorsque vous signez un contrat avec un intermédiaire, fixez une date butoir, à laquelle vos engagements prennent fin, même dans le cas du versement d'un acompte. Dans le cas contraire, vous vous exposez à la bonne (ou la mauvaise) volonté de votre co-contractant, qui peut très bien retarder l'enlèvement de la machine, et le paiement du solde, pendant de longues semaines.
- Vendez votre machine sur site.
Laissez à l'acheteur le coût et la responsabilité du démontage et du chargement. Dans le cas d'une petite machine mono couleur, vous pouvez offrir le chargement si vous êtes équipés pour cela, cela peut faciliter les choses. Mais dans le cas d'une plus grosse machine nécessitant un démontage et un conditionnement adéquats, laissez cette responsabilité à l'acheteur.
- Montrez votre machine sous son meilleur jour.
Cela tombe sous le sens, mais il n'est pas inutile de le souligner. L'impression visuelle est aussi importante que l'aspect technique, aussi n'hésitez pas à consacrer le temps nécessaire à nettoyer votre machine avant de la présenter. Une machine propre est toujours plus facile à vendre.
- Signalez par avance toute défectuosité.
Préalablement à toute acquisition, l'acheteur procèdera à une visite d'inspection technique qui aura pour effet de dévoiler toutes les imperfections de votre matériel. La découverte d'un vice caché au cours de cette inspection mettra en péril le climat de confiance avec l'acheteur, qui négociera durement cet élément imprévu. Au contraire, si vous signalez préalablement toute défectuosité, cela ne donnera pas prétexte à la négociation.
- Ne travaillez qu'avec des personnes de confiance.
Dans l'industrie graphique, comme dans tout autre secteur, traînent des gens peu fréquentables, connus pour les expériences douloureuses qu'ont vécues leur clientèle. Quand vous êtes contactés par un quidam que vous ne connaissez pas, parlez-en autour de vous : si Mr Martin, imprimeur à Tours, vous parle de sa désastreuse expérience, écoutez-le, ce n'est jamais inutile. Vous entendrez parler ainsi de personnes ayant fait plusieurs fois faillite, qui sont interdits de gestion, qui ont été condamnés pour escroquerie, voire qui cumulent ces différents événements. Creusez un peu votre recherche, il est fréquent que ces individus réapparaissent dans d'autres structures, parfois à l'étranger, allant même parfois jusqu'à se faire appeler par un autre nom pour ne pas être reconnus.
- Ne vous dispersez pas.
Certains imprimeurs imaginent que le meilleur moyen de bien vendre leur matériel est d'impliquer un maximum d'intermédiaires autour de cette vente. La réalité n'est pas aussi simple. En effet, certains revendeurs peu scrupuleux n'hésitent pas, lorsqu'ils sont en concurrence, à afficher votre machine à un prix très bas, beaucoup plus bas que le prix que vous en espérez. Cela a pour effet, en raison de la circulation de l'information, de bloquer la vente à un niveau plus élevé. Vous n'avez alors d'autres choix que de traiter à ce niveau … ou de conserver votre machine.
- Gardez l'option de mieux vendre.
Cette recommandation s'applique en particulier aux imprimeurs qui achètent un matériel neuf, et qui négocient la reprise de leur machine dans la même transaction. Il faut garder à l'esprit que les marques d'usine souhaitent avant tout vous vendre le matériel neuf, et qu'ils n'ont que très peu d'intérêt pour la reprise, qu'ils ne valorisent dès lors qu'à un prix plancher. Prévoyez donc dans le contrat de reprise l'option de vendre vous-même votre machine. Cela vous permettra dans de nombreux cas de profiter d'un extra de plusieurs milliers d'euros, voire plusieurs dizaines de milliers d'euros.